Comment innover sur Instagram

Le réseau de partage de photos et vidéos est devenu l’un des préférés des marques. Mais qui l’utilise avec le plus d’imagination ?

by Mark Tungate , Adforum

Avec ses filtres amusants et sa capacité à rendre la vie plus photogénique et plus merveilleuse, Instagram, à ses débuts une simple plateforme de partage de photos, est devenu une puissante plateforme média. Des carrières se sont bâties sur cette base avec des « influenceurs » devenant de nouveaux types de célébrités.

Mais l’idée de rémunérer les influenceurs via des produits gratuits ou du cash pour les transformer en ambassadeurs de marques est déjà un peu dépassée. En fait, la banque allemande Sparkasse et son agence Jung von matt ont, l’année passée, tourné en dérision le boom des influenceurs avec une campagne pour l’appli Kwitt. Leur influenceur était assez original et, bien sur, 100% « authentique ».

Les influenceurs eux-mêmes étaient les cibles involontaires du “Black Future Social Club”, une campagne de l’agence italienne Dude pour promouvoir la série dystopique Black Mirror. Le club éphémère n’était ouvert qu’aux personnes qui avaient plus d’un millier de followers sur Instagram. En plus de cela, une fois à l’intérieur, ils devaient collecter le plus de likes possibles pour leurs photos, au risque de se voir expulsés.

L’aspect le plus évident de la culture Instagram est le selfie, la version 21ème siècle de du bon vieil auto-portrait. The most notorious aspect of Instagram culture is the selfie, the 21st century version of the good old self-portrait. Que vous aimiez ou que cela vous ennuie, il est difficile d’échapper au phénomène. Voici ce qui s’est passé quand l’agence américaine CP&B et les T-Shirts Fruit of the Loom ont remarqué que des milliers d’homme postaient des photos d’eux-mêmes torses nus.

Il n’est peut-être pas surprenant que Stories, qui permet le partage de vidéos sur la plateforme (une idée empruntée au réseau rival Snapchat) soit attirant pour les marques. L’une des caractéristiques de Stories permet de voter sur le images et le contenu. Cela a permis à Burger King et Lola MullenLowe en Espagne de donner aux utilisateurs la possibilité de créer et commander des burgers en votant pour leurs ingrédients favoris.

En parlant d’histoires, la bibliothèque publique de New York (The New York Public Library) et Mother se sont plutôt justement demandés pourquoi il n’y avait pas d’histoires sur la plateforme. Pour régler le problème, ils ont créé InstaNovals - des histoires classiques sous forme Instagram, de superbes introductions animées.

Les agences commencent également à avoir une utilisation creative des outils originaux de la plateforme. Par exemple, le groupe de defense des droits des animaux Bite Back et l’agence belge FamousGrey ont utilise Boomerang à leur avantage : Boomerang permet de transformer de petits films en clips répétitifs sans fin. La zoochose qui cause des désordres compulsifs chez les animaux enfermés, comme la répétition de gestes et actions fut ainsi montrée aux utilisateurs.

Et finalement, même les les accros à Instagram ont parfois besoin d’un break. C’est ainsi que Jung von Matt/Limmat a proposé aux hotels Ibis suisses “Relax We Post”. Les clients zurichois et genevois pouvaient profiter du service en mettant leurs comptes Instagram dans les mains expertes d’influenceurs, leur laissant ainsi l’opportunité de profiter librement de leurs vacances, sans poster. 

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