L’attaque des bots

De nos jours, le service ne vient plus forcément avec le sourire. Il semble en fait souvent qu’il manque un cœur qui bat derrière.

by Mark Tungate , MAYDREAM

La science-fiction est devenue réalité. La preuve ? Les bots nous ont envahis. Ils aident les services clientèle à répondre aux plaintes et aux requêtes. Ils peuvent être des êtres virtuels qui boostent artificiellement le nombre de nos followers sur Instagram. Ils nous donnent même des astuces beauté, comme si les chatbots d’H&M et Sephora avaient de l’expérience en matière de style.
En fait, le magazine Chatbots a nommé 2017  “Année du chatbot”. ». La tendance est également accentuée par notre dépendance grandissante aux messageries mobiles (Facebook Messenger, WhatsApp et nos bons vieux SMS), par la réduction des coûts de développement et la large palette d’outils qui permettent même aux PME de construire leur propre bot. 

Nul besoin de dire que les annonceurs n’ont pas été lents à adopter les bots.
Prenez par exemple ROM, une barre de chocolat roumaine très “patriotique”, emballée d’ailleurs avec les couleurs du pays : pour que les consommateurs aient une vision encore plus positive de la Roumanie, le bureau local de McCann a créé « Rombot », un chatbot qui permet aux utilisateurs de poser des questions et exprimer des opinions sur leur pays. Ainsi, Rombot a absorbé puis rendu tout l’amour possible, comme un ambassadeur du pays. 

Pendant ce temps, en Australie, Isobar a fait la promotion de la sortie du film d’action “American Assassin” en lançant un chatbot qui donnait aux utilisateurs la chance de tester leurs qualités de meurtrier, grâce à une série de défis et jeux concernant « la dextérité, la perception, le langage, l’attention, l’éthique et l’agilité mentale ». Vous pouvez tester vous même le bot, mais ne vous plaignez pas si vous obtenez comme résultat « brusque » ou « mauvais caractère ». 

Ils peuvent également donner des indications. Air New Zealand a récemment présenté Chip, un robot qui interagit avec les passagers dans l’aéroport pour les renseigner. Et si l’on regarde ce film, Chip semble d’ailleurs bien plus aimable et serviable que certains personnels de sécurité dans les aéroports. 

 

Mais plus sérieusement, qui a besoin de chatbots quand vous pouvez avoir des sexbots ? (ou du moins, des chatbots qui améliorent vos expériences sexuelles). C’est, d’une certaine manière, l’idée derrière ce bot créé par Sid Lee Paris et la marque de préservatif Skyn. Il s’agit d’un analyseur vocal basé sur Facebook Messenger : parlez fort et le bot vous dira si vous êtes sensuel, mystérieux ou sophistiqué. Et sur les résultats ainsi obtenus, il vous conseillera le style de préservatif le plus approprié. 

























Cet exemple du Brésil où une appli permet aux visiteurs d’un musée d’échanger avec les œuvres d’art est peut être plus sérieux. Le projet réalisé par Ogilvy Brésil et IBM tend à rendre l’art plus accessible. L’appli est basée sur Watson, une vraie célébrité dans le monde de l’intelligence artificielle. 

 

Les bots peuvent aussi aider dans des situations inattendues. L’année passée, R/GA Londres a lancé un jeu interactif basé sur le chat pour encourager les enfants à se brosser les dents. 

 

Et en Italie, une application de Y&R aide les patients souffrant d’Alzheimer à retrouver le contrôle de leurs vies en leurs proposant des rappels « amicaux ». 

 

Et pour finir, un bot qui peut faire des blagues. Vraiment ? En fait, regardez ce film de Clemenger BBDO jusqu’à la fin et vous verrez. 

 

(Cette chronique n'a pas été traduite par un bot.)